Apprentie psy

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jeudi, novembre 15 2007

Formation de préjugés

L’autre jour, j’écoutais la radio distraitement dans la cuisine, mon fils cadet à côté, en train de prendre son petit déjeuner. Tout à coup, au bord des larmes, il s’exclame : « Maman, y a trois soldats qui sont partis à la guerre ! »

Hein ?

J’écoute ce que dit le reportage et ça parle des deux poilus qui restent après que l’autre soit mort.. Ils racontent l'histoire de comment ils sont partis à la guerre. Et mon fils continue : « Mais ils peuvent mourir s’ils vont à la guerre, c’est trop triiiiste ! ». Et la larme qui menace toujours de couler.

Je coupe la radio en disant : « Tu sais, ils racontent une histoire qui s’est passé il y a longtemps. Mais c’est vrai qu’on peut mourir à la guerre. C’est pour ça qu’il faut jamais faire la guerre. »
- « Oui t’as raison maman, la guerre c’est pas bien. »
(Eh oui, il a 3 ans, ce qui fait que j'ai souvent raison, selon lui ! )

Quelques minutes plus tard je réfléchis à cet épisode et je me dis que ça doit être comme ça que les préjugés s’installent, ces préjugés qui guident sans qu’on s’en rende compte notre manière de réagir et de réfléchir. J'ai hâte d'étudier les préjugés en cours. Parce que je suis persuadée que ma réponse n’est qu’une réponse automatique qui vient de mon idéal pacifiste tout-le-monde-il-est-beau-tout-le-monde-il-est-gentil, que je suis allègrement en train de transmettre à mes enfants.

Après tout, je suis sûre que d’autres parents auraient répondu autrement, aidant à forger d’autres préjugés sur la guerre :

  • Version réaliste : « Oui c’est dur la guerre, mais c’est nécessaire parfois. »
  • Version patriote : « Non c'est pas triste. C’est important de savoir mourir pour défendre son pays parfois. Les familles de ces soldats doivent être fières ! »
  • Version refoule-tes-émotions : « Mais non, ils vont pas mourir. N’y penses plus, t’inquiètes pas. »
  • Version froide : « Tu sais, les soldats, c’est leur boulot de faire ça. »

Et vous, quels préjugés avez-vous sur la guerre ? Comment auriez-vous répondu à mon fils ?

lundi, novembre 12 2007

Expériences confirmant la théorie du refoulement ?

Ce matin j’écoutais sur mon iPod John Kilstrom, professeur à Berkeley, donner un cours sur la mémoire. Juste pour résumer les bases évoquées dans le cours, il y a 3 processus différents qui entre en compte dans le fait qu’on se souvienne ou pas de quelque chose :

  • L’encodage, c'est-à-dire l’analyse et la transformation d’un stimulus en images mentales
  • Le stockage en mémoire des informations encodées
  • La récupération des informations en mémoire

Un étudiant dans la salle pose une question concernant ce qui se passe dans le cas d’un traumatisme : qu’est-ce qui fait que des personnes souffrant de stress post traumatique ne se souviennent pas de certains événements d’un traumatisme ? Et là John Kilstrom répond en disant que ça peut venir des 3 processus évoqués ci-dessus :

  • Parfois lors du trauma certaines informations ne sont pas encodées. C’est le cas par exemple des victimes de hold-up : elles se souviennent parfaitement du pistolet mais pas du tout de la tête de leur agresseur, parce qu’elles étaient tellement obnubilées par l'arme qu'elles n'ont donc pas analysé et transformé le visage en images mentales. Elles ne peuvent donc pas s’en souvenir.
  • Parfois lorsque la victime est très jeune, les processus de stockage ne sont pas encore tout à fait fonctionnels.
  • Parfois, cela peut aussi venir d’un défaut au niveau du processus de récupération : l’information est là, mais on n’arrive pas à y accéder. Et là John Kilstrom dit « Freud avait une théorie sur le sujet, le refoulement, mais finalement, il y a peu de preuves expérimentales pour soutenir cette théorie ».




Heu...
Ah bon ?

Déjà, c’est bien la première fois que j’entends ou je lis une mise en relation entre la psy cognitive et la psy clinique ! J’en suis qu’au tout début donc je n’ai évidemment pas lu grand chose, mais cela ne me semble pas courant. Pour l’instant j’ai l’impression que la psy expérimentale (cognitive, sociale ou autre), dont la théorie est basée et vérifiée par des expériences contrôlées, est dans un tout autre silo que la psy clinique, dont la théorie est élaborée à partir de cas cliniques.

On entend tout de même très fréquemment parler de refoulement ici et là. C’est passé dans le langage courant et on le lit dans tout magazine féminin qui se respecte, mais je l’ai aussi entendu (ou lu) de la bouche de psychologues cliniciens. S’il y a peu de preuves expérimentales, c’est peut-être simplement parce qu’il faut plus d’expériences. Mais.. et si c’était tout simplement parce que la théorie est fumeuse ?

C’est quelque chose qui me pose sérieusement question, d’autant plus que je poursuis une analyse transactionnelle. Tout ce que j’entends parler de la théorie d’Eric Berne me « parle », et la thérapie m’est très bénéfique. Mais j’aimerais tout de même approfondir la théorie, et voir si les expériences contrôlées infirment ou confirment la théorie analytique et pourquoi.

Si vous avez des idées d’auteurs ou de pistes de réflexion, faites-moi signe dans les commentaires.

jeudi, novembre 8 2007

Monomaniaque

En ce moment j’ai du mal à rester motivée pour faire mon travail, le « vrai », celui qui fait bouillir la marmite. Depuis toujours, je suis plutôt monomaniaque. Mon compagnon dirait même « totalement monomaniaque » !

Quand quelque chose m’intéresse, j’y vais à fond : je lis tout ce que je peux lire, je trouve des podcasts, je vais à des conférences, j’en parle tout le temps et j’essaie plein de trucs (au grand dam de mon entourage parfois, par exemple quand il s’agit de cuisine bio-bizarre et que je m’acharne à faire goûter toutes les sortes de tofu à ma famille !). Et puis une fois que j’ai fait le tour, quand j’ai rassasiée ma curiosité, alors je laisse tout tomber et je passe à autre chose.

Mon appartement est plein de reliquats de ces phases monomaniaques :

  • un portfolio énorme rempli de dessins et de peinture du temps où je passais mes journées à dessiner tout ce que je voyais
  • des cartons de papiers comptables du temps où j’étais chef d’entreprise
  • une yaourtière et une machine à pain, du temps où je voulais tout faire moi-même à la main
  • des accessoires plus ou moins volumineux permettant la pratique de divers sports
  • plusieurs blogs ouverts et laissés en plan
  • une pile de livres sur l’éducation non-violente et le maternage, et même quelques certificats de formation
  • des placards remplis d’ingrédients exotiques (algues en paillettes, boulgour d'épeautre complet, quinoa ou autres graines de courges)
  • et j’en passe…

D’un côté, c’est sûr, c’est fun. Avec moi, on s’ennuie pas au moins. Mais du coup, je suis pas très forte quand il s’agit de faire plusieurs choses en même temps.

Et là il va quand même falloir que je tienne pendant 2 à 3 ans à faire mon boulot de jour et mes études en parrallèle. Et que je reste un minimum motivée au boulot. Ca va être difficile, je le sais. Mais c’est comme ça qu’on grandit en même temps, non ?

mercredi, octobre 17 2007

Manipulons, manipulons

Tout une partie de la psycho sociale traite de la manipulation et de la soumission. J’ai d’ailleurs trouvé un livre intitulé « Psychologie de la manipulation et de la soumission » à la bibliothèque. C’est d’ailleurs là dedans que j’ai découvert l’expérience de Milgram dont je parlais l'autre jour.

On y apprend aussi des choses sur la technique dite du « Pied dans la Porte », qui fait que si vous dites oui une fois, vous avez plus tendance à dire oui une seconde fois. Il a été montré, par exemple, que des passants à qui on demande l’heure et à qui ensuite on demande de l’argent donne davantage et plus fréquemment que si on leur demande de l’argent sans demander l’heure au préalable.

Et ça me fait penser à des expériences personnelles :

  • Un clochard m’arrête dans la rue pour me demander 50 centimes et je dis oui. Juste au moment où j'ouvre mon porte-monnaie, il me demande deux euros que je lui donne sans rechigner, alors que je sais pertinemment que s’il m’avait demandé deux euros dès le départ, je n’aurais jamais dit oui.
  • Une jeune femme (en fait la commerciale d’une banque) nous appelle pour nous proposer un rendez-vous « afin de nous expliquer le système d’assurance vie ». C’est présenté comme un rendez-vous d’information, on accepte, et plus tard, nous accepterons l’offre du commercial qui est en fait venu nous vendre une assurance vie (en fait bidon).

Dans un cas j’ai « perdu » 1,50€, dans l’autre j’ai perdu presque mille euros. Mais finalement, la technique est la même. Et elle est utilisée dans plein de cas dans le marketing et la vente. Ca fait un peu froid dans le dos tout de même, que ces techniques découvertes par des chercheurs en psycho soit utilisées à des fins si bassement matériels. C’est mon côté idéaliste, sans doute.

Heureusement, il parait que ce genre de technique marche mieux quand ça concerne des comportements pro-sociaux (amener des gens à participer à une bonne cause) que des comportements privés (vente).

Inscription validée

Ce matin, un mail dans ma boite :

Bonjour,

Votre inscription en Licence de Psychologie 1ère année est validée. Vous recevrez dans les meilleurs délais votre carte d’étudiant de l’Université de Paris 8.

Recevez l’assurance de nos sentiments les meilleurs.

Le Service de la Scolarité de l’IED.

J'aime les matins qui commencent comme ça !

mardi, octobre 16 2007

Communion rugballistique malgré moi

Je ne regarde jamais les matchs. J’ai autre chose à faire, en général, je comprends rien au rugby et puis vraiment, je m’en fiche. Mais samedi dernier,

  • on était samedi soir (et chacun sait que le samedi, il faut sortir)
  • c'était une demi finale de coupe du monde (et chacun sait que « c’est un match super important chérie ! »)
  • les enfants sont casés pour la soirée (et chacun sait que ça n'arrive pas assez souvent pour pouvoir louper une occasion de sortir)

En somme, que des bonnes excuses pour ne pas passer la soirée à travailler mes cours comme je me l’étais promis !

Me voilà donc dans le sous-sol d’un pub irlandais, 100m² et plafond à 1m80 maximum, entassée avec au moins 300 autres personnes, lesquelles autres personnes sont en général porteuses d’une pinte de bière au bout d’un bras et d’une cigarette allumée au bout de l’autre, le tout dans un air brûlant et irrespirable. Je suis juchée sur une table, à la recherche d’un semblant d’espace vital, je fixe l’arrière de la nuque d’un grand brun qui me cache l’écran sur lequel se déroule le match et j’essaie d’éviter de penser à qu’est-ce qu’on va faire si y a le feu (parce que la réponse évidente c’est qu’on va tous cramer oh mon dieu vite pense à autre chose j'ai peur).

Le match commence (enfin !) et j’observe. Le match lui-même, vous l’aurez compris, je m’en fiche pas mal. Mais le comportement des supporters… Wow. Très instructif. La communication de foule, la fraternité spontanée, les déceptions et joies amplifiées par la présence du groupe. Tout cela m’a donné envie d’aborder rapidement la psychologie des groupes.

J’ai été particulièrement frappée par la manière dont les émotions se communiquaient à l’intérieur du groupe. A un moment, peut-être 20 minutes avant la fin du match, je me suis rendue compte malgré moi, j’avais été sensible à la tension palpable dans la pièce alors même que le résultat ne m'importait pas du tout : j’avais le cœur qui battait la chamade et je sentais l’adrénaline pulser dans mes doigts.

lundi, octobre 15 2007

J'ai un locus of control plutôt interne.. et vous ?

Locus of control : je tombe sur ce concept dans le chapitre « Bases de la psychologie sociale cognitive ». C’est une petite introduction et j’ai du mal à comprendre les implications alors me voilà en train de surfer pour approfondir (vive Wikipedia, au passage !)…

En gros, le locus de contrôle c’est « un concept proposé par Julian Rotter en 1966, pour décrire le fait que pour une tâche donnée, les sujets se comportent très différemment selon qu’ils croient que leur performance dépend d’eux-mêmes ou pas. Les personnes croyant que leur performance dépend d’eux-mêmes ont un « locus de contrôle interne », celles persuadées que leur performance est avant tout déterminée par le hasard ont un « locus de contrôle externe ».

« On distingue divers types de « locus de contrôle externe » selon que le contrôle des évènements est attribué 1) à la chance, 2) au hasard, 3) à un autre tout-puissant 4) à la fatalité. A l’inverse, il n’y a qu’un seul type de contrôle interne : la personne croit alors simplement à l’existence d’un lien entre son activité et sa performance. » (Wikipedia France)

Au final, un locus de contrôle interne semble être plus avantageux (la recherche en psychologie a montré que les gens avec un locus de contrôle plus interne ont tendance à être plus orienté vers le succès et à avoir des emplois mieux rémunérés par exemple). Ce n’est bien sûr pas toujours le cas : les personnes avec un locus de contrôle externe tendent à gérer mieux l’avènement d’une maladie mortelle, par exemple. De même, un locus de contrôle interne qui n’est pas accompagné de compétences réelles peut amener des problèmes d’anxiété. On comprend pourquoi : si tu penses que ce qui t'arrives dans ta vie est le résultat de tes actions mais que tu n'as pas les compétences pour agir sur quelque aspect que ce soit, bonjour le stress !

Ma curiosité était piquée. Et moi, quel genre de locus ai-je ?

Encore quelques clics et j’avais déniché un test de Rotter avec les réponses.

Résultat : 17 points sur 23, donc plutôt interne. Bon évidemment ça vaut ce que ça vaut.. Mais tout compte fait, je me reconnais bien là-dedans. En faisant le test, j’ai vu plein de points sur lesquels j’ai évolué ces dernières années : je prends ma vie en main, au lieu de la laisser au hasard et à la fatalité. Par exemple, avec cette inscription en fac de psychologie.

Et vous, vous en êtes où ?

samedi, octobre 13 2007

Milgram et l'effrayante obéissance de l'être humain

Hier dans un de mes cours je tombe sur une expérience qui a été faite par Milgram dans les années 1960 pour évaluer le niveau d’obéissance d’un sujet vis-à-vis d’une autorité qu’il estime légitime.

Petit résumé de l’expérience : Un expérimentateur demande le sujet à infliger des chocs électriques à un autre participant, l’élève lorsque celui-ci fait des erreurs dans la tâche de mémorisation qu’il doit faire. L’élève est en fait un acteur et les chocs électriques sont fictifs.

A chaque erreur, le choc électrique augmente en intensité (en incréments de 15 volts). Le sujet ne voit pas l’élève mais à partir de 300 volts, il entend des cris et des supplications à travers la cloison. A partir de 345 volts, l’élève ne répond tout simplement plus, et l’expérimentateur enjoint le sujet à considérer une absence de réponse comme une mauvaise réponse. (Plus d’infos sur cette expérience sur Wikipedia)

Les résultats sont effrayants pour l’espèce humaine, je trouve. Rendez-vous compte : 100% des gens sont capables d’administrer 300 volts à une autre personne simplement parce qu’il fait des erreurs de mémorisation ! Pire encore, 65,5% des sujets sont capables d’administrer 450 volts, malgré ses protestations et ensuite malgré son absence de réponse ! Le gars pourrait être dans le coma, pour ce qu'ils en savent, et pourtant ils continuent à lui envoyer des chocs électriques d'une intensité deux fois supérieure à celle de n'importe quelle prise électrique !

Et tout ça simplement parce que l’expérimentateur leur dit de le faire, en leur disant « Continuez ! » « Vous n’avez pas le choix, il faut continuer » ou « L’expérience demande que vous continuiez ».

Gloups.

Je me pose des questions, depuis, sur le genre de trucs idiots, méchants voir dangereux que j’ai fait ou que je fais encore simplement parce qu’une figure d’autorité m’a dit qu’il fallait le faire. Et vous, ça vous rappelle quelque chose ?

vendredi, octobre 12 2007

Zimbardo et le Stanford Prison Experiment

En fouillant dans la quantité impressionnante de conférences et de cours sur iTunes, je tombe sur une conférence de Zimbardo. Tiens... J’ai déjà vu ce nom, ça me dit quelque chose. Le thème : « Comment les gens bons deviennent mauvais ». Je télécharge.

Tout à coup, je me souviens où j’ai vu ce nom. Philip Zimbardo, c'est l’un des psychologues "auteurs" du célèbre « Stanford Prison Experiment », une expérience pendant laquelle en quelques jours, 24 étudiants américains tout à fait bons et sains se transforment soit en gardiens de prisons sadiques, soit en prisonniers soumis et dépressifs.

Si je résume ce qu’il faut, selon lui, pour transformer des gens gentils et normaux en méchants sadiques :

  • De l’anonymat (port d’un uniforme et de lunettes de soleil dissimulant les yeux des gardiens, utilisation de numéros pour désigner les prisonniers)
  • Des gardiens de prisons mal formés (en l’occurrence pas du tout)
  • Un sentiment d’abandon de la hiérarchie, qui ne donne pas de consignes claires quant aux méthodes à utiliser mais qui attend des résultats (en l’occurrence, tenir les prisonniers)
  • Des étiquettes négatives posées sur les « autres » en face (en l’occurrence, des prisonniers potentiellement dangereux)

Philip Zimbardo fait le parallèle entre que ce qui s’est passé pendant le Stanford Prison Experiment et ce qui s’est passé à Abu Ghraib (où des détenus irakiens ont subit des sévices particulièrement humiliants de la part de soldats américains). Selon lui, il suffit que l’environnement soit malfaisant pour que des gens bien commettent des actes cruels et dégradants. C’est facile à faire et c’est exactement ce qu’on fait dans nos prisons et dans nos instances militaires.

Et d'ailleurs ça marche. Ca marche tellement bien que l’expérience de Zimbardo qui était prévu pour durer 15 jours a été arrêtée au bout de 6 parce que ça dégénérait trop.

Je vous conseille d’aller voir le site internet du Stanford Prison Experiment, si ça vous intéresse. C’est édifiant.

jeudi, octobre 11 2007

Psycho - In English please !

Depuis trois jours, je teste un nouveau truc, moins fatiguant que le sommeil bi phasique mais tout aussi enthousiasmant : j’assiste virtuellement aux cours de psycho de la fac de Berkeley et de Stanford, que j’ai téléchargé gratuitement via iTunes. Je suis aux anges. C’est vraiment génial !

Primo, ça me rassure : les cours ne sont pas bien durs. Dans mes cours de psycho, c’est beaucoup plus condensés et du coup un peu moins facile à digérer. Là, c’est une partie de plaisir.

Deuxio, ça m’aide à comprendre des notions qui ne sont pas évidentes. Les étudiants posent des questions que je pourrais poser moi-même et là j'ai les réponses. (Toute seule dans ma bibliothèque, j'ai souvent que les questions...)

Tercio, ça me met dans le bain du vocabulaire psycho-compliqué version anglophone. Ayant grandi aux Etats-Unis, l’anglais en lui-même n’est pas un problème pour moi. En revanche, le vocabulaire psycho-compliqué, je connais pas mieux la version anglaise que la version française. Les cours devraient m'aider.

Et enfin, c’est juste plus facile à faire dans le métro que de lire des livres. Je me rends compte que pour tout bien comprendre et retenir, il faut que je puisse prendre des notes, au moins pour les livres les plus compliqués.

mercredi, octobre 10 2007

Sommeil bi-phasique - La fin (déjà)

Mon expérience a duré 3 jours.

Une catastrophe.

Au bout de 3 jours seulement, j’étais un vrai zombie : incapable de me concentrer, je me sentais m’endormir dès que ma vigilance baissait un peu. J’ai rarement vécu des réveils si difficiles que celui de vendredi matin. Et moi qui déteste ça en plus…

En plus, je voyais de moins en moins comment ça allait pouvoir s’améliorer vu que je n’allais pas plus dormir pour rattraper mais au contraire moins dormir !

Vendredi après midi, abasourdie de fatigue, je me baladais sur internet à la recherche de témoignages m’indiquant à quel point c’était normal de me sentir si fatiguée, et comment ça allait aller mieux bientôt. Je cherchais à me rassurer, en fait. Quand tout à coup je me suis dit : ma pauvre fille, tu cherches simplement à lire ce que tu veux entendre, que tout va bien, que c’est une bonne idée. Et si tu essayais de chercher des articles qui disent le contraire ? Confronte-toi un peu ! Un peu de courage, bon sang !

Et je suis tombée sur cet article, dans lequel il est écrit en gros que le sommeil poly phasique est une super idée quand on cherche à maximiser le temps qu’on reste éveillé mais une idée absurde quand on chercher à maximiser le temps qu’on reste alerte et possession de ses pleines facultés mentales. En gros, le sommeil poly phasique, c’est parfait pour Ellen MacArthur quand elle fait le tour du monde en solitaire sur son bateau, mais pas du tout adapté pour moi, étudiante en psycho.

Bin oui.

Ca peut sembler évident, mais il m’a fallu lire ça pour que ça le devienne pour moi. Peut-être aussi que la douleur du manque de sommeil m’a aussi aidé à baisser mes gardes, vous savez, celles qui disent « tout va bien, j’ai pris la bonne décision, je veux que ça marche alors je ne vais même pas écouter tous les indices qui me hurlent que c’est une mauvaise idée. »

Cela dit, je ne regrette pas de l’avoir fait, ça valait le coup d’essayer. Mais maintenant il va me falloir trouver ailleurs le temps que j’espérais trouver comme ça.

jeudi, octobre 4 2007

Pourquoi je veux faire psycho ?

Ce matin, une phrase de ma psy m’est revenue en tête : « Quand on est enfant on a envie de tout comprendre alors que quand on devient adulte, on peut choisir de se dire, face à un adulte qui ne donne pas les clefs de son discours, que c’est tant pis pour lui. » Elle m’a dit ça l’autre jour alors que je racontais être très mal à l’aise et inquiète face aux gens qui remplissent leurs phrases avec de grands mots et de grands concepts, le genre de phrase dont on se souvient plus du début quand on arrive à la fin et qui laissent une impression de vide. Bizarrement, je suis terrorisée devant des gens dont je ne comprends pas le discours ou la manière de penser. Il paraît que ça vient de mon enfance (mais qu’est-ce qui ne vient pas de l’enfance ?).

Ce matin, donc, j’ai fait le lien entre cette phrase de ma psy et un article naissant que j’ai écrit pour ce blog, dans lequel je tentais d’expliquer pourquoi je veux devenir psy. J’avais écrit : « Pour me comprendre ? Non, je fais déjà une thérapie, et bien que souvent en lisant des livres je rapporte des concepts à mes propres expériences, je me sens confiante de ce côté-là.

« Pour comprendre les autres ? Depuis toujours l'autre m'effraie et me fascine. Si j'étais psy, j'aurais les outils pour comprendre les êtres humains, comme un mécano comprend les voitures et sait instinctivement d'où vient la panne. »

Et si c’était ça ? Et si j’avais envie de faire psycho pour avoir la « clef universelle », celle qui me permettrait de comprendre tous les gens, tout le temps ?

Après tout pourquoi pas. C’est une bonne raison, noble et sérieuse. Mais ce qui m’inquiète, c’est la petite voix au fond de moi qui me dit que si ça se trouve, une fois que j’aurai terminé ma thérapie et que je serai plus aux prises avec l’enfant-en-moi-qui-ne-comprenais-pas-tout-et-qui-était-terrorisé, cela ne m’intéressera plus…

Il va me falloir creuser le sujet…

mercredi, octobre 3 2007

Même les profs ont du mal à lire Piaget !

J’ai commencé mon nouveau rythme bi phasique (j’ai pas réfléchi très longtemps, je sais…) et je sens que la période d’adaptation va être difficile ! Si ça marche ce serait vraiment génial, alors j’ai décidé de tester le concept pendant un mois, histoire de voir si ça va mieux.

J’ai eu un petit aperçu de la quantité de temps en plus que ça me donnerait hier en deuxième partie de nuit. J’ai eu le temps de faire la valise de mon aîné qui part en classe verte, discuter une heure avec mon homme et regarder plusieurs épisodes de Friends.

Adaptation et groggitude obligent, je n’avais pas vraiment la tête assez claire pour lire la synthèse des œuvres de Piaget que je me farcis dans le métro. Je dis "farcis", mais en fait c’est passionnant. Je me souviens avoir déjà lu La formation du symbole chez l’enfant de Piaget quand je m’intéressait au jeu et aux ludothèques dans le cadre d’un projet associatif et c’était déjà captivant. Pas facile facile à lire, il faut le reconnaître. C’est le genre de livre dont parfois on saute un ou deux paragraphes à la recherche de la synthèse qui va tout nous expliquer.

Dans les livres de Piaget, « les conduites {des enfants observés} sont décrites avec minutie, puis commentées dans le détail, en disséquant leurs aspects logiques, psychologiques, parfois sociaux et quasi-biologiques. Au moment où le lecteur est prêt à se perdre dans ces explications circonstanciées survient une conclusion qui fait preuve d’un rare esprit de synthèse. » (Jacques Montangero et Danielle Maurice-Naville dans Piaget ou l’intelligence en marche).

Jacques Montangero, c’est un des profs qui a rédigé le cours de psycho de l’IED, alors vous imaginez que j’ai été bien contente de lire que même lui était prêt à se perdre dans les explications circonstanciées remplies de vocabulaire psycho-compliqué !

mardi, octobre 2 2007

Dormir moins pour être moins fatiguée ?

Je me suis réveillée rassemblée aujourd’hui. Peut-être que j’avais besoin de dormir un bon coup pour me recentrer. Ma carapace cicatrise tout doucement et je me sens plus sereine.

Ce midi j’ai travaillé deux heures à la biblio. J’étais moins stressée : j’ai regardé l’heure moins souvent et n’ai ressenti le besoin de mettre mes boules Quiès que vers la fin, lorsqu’un groupe d’étudiantes portant ballerines dorées et sacs Prada s’est installé à côté de moi pour une séance de chuchotements ponctuée de ricanements écervelés. D'habitude, les bruits divers de pages qui tournent et de chaises qui se bousculent me déconcentrent beaucoup.

Cela dit, je commence à être de plus en plus inquiète quand au temps réel que je peux passer à étudier. Cette semaine, aujourd’hui sera le seul midi où je suis disponible pour aller à la biblio. J’ai prévu de travailler le soir chez moi, mais je suis moins productive en fin de journée, plus fatiguée. Et je n’ai pas envie de devoir réduire le temps déjà bien maigre que je passe avec ma famille.

Je m’interroge sur la possibilité de passer à un rythme de sommeil bi phasique : je dormirais en deux fois pour réduire la quantité de sommeil total. Cela se traduirait par exemple par une sieste de 90 minutes vers 21h, puis une période de sommeil de 2h à 6h30. Je pourrai ainsi passer du temps avec mes enfants avant qu’ils n’aillent se coucher, puis passer du temps avec mon homme qui se couche toujours très tard, puis avoir encore du temps pour étudier vers minuit.

J’ai lu plein d’informations la dessus sur internet, mais rien de bien « officiel », donc rien de vraiment rassurant. Cela dit, le concept de la sieste en début de soirée me plait bien. Cela m’est déjà arrivé de m’endormir avec mon fils cadet en essayant de l’endormir. Quand je me réveille je me sens groggy, mais ensuite, je me sens bien, reposée. Jusqu’ici je détestais ça parce que ça voulait dire une heure de coucher tardive, donc un réveil difficile le lendemain matin, mais il paraît que cela s’améliore au bout d’un moment, après une période d’adaptation.

Je vais continuer à réfléchir à tout ça, et notamment en parler à mon homme, avant de prendre une décision.

lundi, octobre 1 2007

Thérapie de groupe, premier épisode

Hier, première séance de thérapie de groupe.

Comment décrire ça…

Le mot qui me vient à l’esprit en premier, c’est "Ouragan". Le genre de tempête tropicale avec des vents violents tourbillonnants et des bourrasques de pluie glacées. Le genre d’orage qui laisse tout sens-dessus dessous, sans même un toit au dessus de votre tête pour vous réfugier.

J’ai l’impression que toute la journée d’hier, on a entaillé à la hache ma carapace, celle qui me protège des "méchants". Hier soir en rentrant, sans mon blindage habituel je me sentais toute douce, toute sensible, comme de la peau de bébé qui n’a pas encore de corne. J’ai passée la soirée très proche de mon homme et de mes enfants, dans mon cocon de sécurité, dans une douceur moelleuse. Une rare occasion de réelle intimité. Agréable.

Depuis ce matin en revanche, je peine à affronter le monde du dehors sans mes défenses protectrices. Le métro parisien m’agresse, le speed du boulot me donne l’impression d’être une petite bille de polystyrène dans un verre d’efferalgan. Je sais pas où donner de la tête.

On dit qu’il faut souffrir pour être belle, on dirait qu’il faut aussi souffrir pour aller mieux. Mais je me sens confiante. Désorientée, mais confiante.

vendredi, septembre 28 2007

Psychologue du métro

Ce matin j’ai décidé de faire une pause : pas de musique classique et pas de lecture des « Origines du caractères » de Wallon dans le métro. J’ai chaussé mes écouteurs, réglé mon iPod sur Coldplay, et passé 30 minutes à juste regarder les gens.

J’aime beaucoup faire ça. Depuis aussi longtemps que je me souvienne, j’observe les gens et je me raconte leur histoire.

Ce matin, debout en face de moi, une fille toute fine parlait à un jeune homme noir. Elle avait une coiffure étrange, complètement ébouriffée et pourtant étudiée, avec des barrettes de tous les côtés, comme si elle était en train d’essayer de se faire des dreadlocks avec ses cheveux bruns tous lisses mais qu’elle n’y était pas encore. C’est pour ça que je l’ai remarquée d’ailleurs.

Elle était de dos et je ne voyais pas son visage alors je me suis mise à l’observer lui. Et ce qui m’a frappée, c’est qu’il avait l’air complètement fasciné par elle. Je n’entendais pas leur conversation, toute prise dans mon Coldplay, mais tout dans son attitude corporelle voulait dire « Wow ! Je suis pas sûr de comprendre ce que tu dis, mais en tous cas t’es géniale ». C’était comme écrit sur son front en grosses lettres de néon. Il la laissait parler et approuvait immédiatement tout ce qu’elle disait avec un sourire et un hochement de tête un peu trop enthousiaste. Il n’arrivait pas à détacher ses yeux d’elle pendant plus d’une seconde. Et quand elle est partie, il est resté là à se mordiller la lèvre inférieure, un léger sourire étourdi sur son visage.

J’adore ce genre de scène. Je crois que c’est aussi pour ça que j’ai envie d’étudier la psychologie. Pour étudier tous les petits signaux qu’on envoie aux gens sans s’en apercevoir, et souvent, sans qu’ils ne s’en aperçoivent non plus. Ce genre de petits signaux qui font qu’on perçoit le désir dans les actes de quelqu’un sans même qu’il ouvre la bouche, qu’on « cerne » certaines personnes mieux que d’autres, qu’on identifie un hypocrite en moins de deux et qu’on fait confiance à un inconnu sans trop savoir pourquoi.

D’ailleurs, dans le langage courant, on dit bien de quelqu’un qui détecte mieux qu’un autre ces petits signaux qu’il est « fin psychologue », non ?

jeudi, septembre 27 2007

J'ai des courbatures au cerveau !

Lundi et mardi j’ai travaillé à la bibliothèque entre midi et deux. Fière de moi. A midi pétantes je quittai mon bureau pour n’y revenir qu’après 14h.

Mais malgré mon enthousiasme, dur, dur. Mon cerveau n’a plus l’habitude de travailler autant. Il fume méchamment. Mardi en sortant de la biblio, après avoir ingurgité à toute vitesse 16 pages de mon manuel, j’avais le cerveau en compote. Assise à mon bureau, j’étais incapable de faire autre chose que discuter via internet avec des amis. C’est mon patron qui va être content…

Mercredi matin, j’avais pas vraiment envie d’y retourner comme j’avais prévu. Alors quand ma collègue m’a dit qu’elle avait besoin d’aide pour tester des plateaux repas, je me suis vue en train de sauter sur l’occasion ! Quelle belle excuse ! Et j’ai sauté ma séance à la bibliothèque. Oups. Au bout de trois jours seulement je bousille déjà mon programme... C’est du joli !

Ce matin j’avais un rendez-vous à l’extérieur jusqu’à 11h alors je me suis dit que j’irai directement à la biblio pour rattraper le temps perdu au lieu de rentrer au bureau. Manque de bol, la biblio n’ouvre pas avant midi !

Un peu plus tard, enfin à la bibliothèque, j’ai eu beaucoup de mal à me concentrer. C’est un peu comme si mon cerveau avait des courbatures. Ca fait mal quand j’essaie de l’utiliser. Peut-être que si je fais une petite pause (je n'ai rien prévu pour demain...) il va devenir plus fort, comme avec n’importe quel muscle ? L’espoir fait vivre, comme on dit ("et pis c'est même pas un muscle, le cerveau !" me souffle la-petite-voix-interne-qui-culpabilise).

Bon j’ai quand même réussi à travailler 1h20 et à rattraper le travail que m’étais fixé pour mercredi. Mais il me restera pas mal à faire samedi pour me mettre à jour. Avec mes deux enfants en train de se battre pour l’ordinateur à côté de moi, ça va être facile, je le sens !

mardi, septembre 25 2007

Epistémologie nécessaire

Il y a des mots comme ça, des termes qu'on entend jamais dans le language courant, des expressions tarabiscotées, des concepts à la sonorité compliquée, que j'ai vraiment du mal à saisir.

Piaget ou l'épistémologie nécessaire. C'est le titre d'un chapitre de mon cours. Epistémologie, franchement, bien que j'aie évidemment cherché la définition, ne semble jamais utilisé dans le sens décrit par les définitions que j'ai trouvé... Et pourquoi est-elle "nécessaire" ? Et quel rapport avec Piaget ? Mystère.

Par contre : hourra ! Enfin je comprends ce que veut dire "cognitif/cognition". Après plusieurs années de floues sur ce terme, enfin il me semble clair. Victoire.

J'ai même réussi à le placer en contexte, ce qui n'est pas facile à faire, vous en conviendrez avec moi. "Désolée mon amour, tu n'as pas encore les capacités cognitives pour jouer à ce jeu," ai-je lancé à mon fils de 3 ans et demi qui voulait jouer à Mastermind. Il a rien compris, évidemment, mais c'est pas grave, j'ai placé mon mot ! (Et au passage j'ai fait rire mon homme, ce qui n'est pas négligeable à l'aube de cette année scolaire où je vais passer mes soirées à étudier au lieu de ... enfin je vais pas vous faire un dessin... y a d'autres sites pour ça !)

S'il me faut plusieurs années pour chaque terme spécifique à la discipline, j'ai pas fini... Mais comme m'a dit ma mère hier : "si c'était facile, tout le monde le ferait."

vendredi, septembre 21 2007

De vieux cours pour un nouveau départ

Ce midi retour à la bibliothèque pour y commencer les cours. Non, je n’ai pas reçu mes cours, pas encore, toujours pas. Mais youpi ! à la faveur de mon déménagement (dans un grand appartement pas cher, encore youpi !) j’ai retrouvé les « Cours de Psychologie » du CNED de quand je m’y étais inscrite il y a 4 ans.

A l’époque, j’étais enceinte de 3 mois de mon second enfant, en congé maladie pour cause de grossesse difficile. Forte de mon expérience avec un premier bébé, je me suis dit : au début, les bébés ça dort tout le temps, j’aurais bien le temps de bosser mes cours et de passer mes examens à la fin de l’année.

Sauf que :

  • Déjà, j’avais oublié que quand on est enceinte, on a plus de mal à se concentrer. (J’ai appris plus tard qu’il a été prouvé que le QI des femmes enceintes et des jeunes accouchées baisse de quelques points, l’objectif étant sans doute de libérer des neurones pour le plus important : le bébé.)
  • Et surtout, le cadet n’était pas du tout comme le premier ! Pour commencer, il est arrivé avec presque un mois d’avance, ce qui a bousillé mon programme pour de bon, et ensuite, il ne dormait pas du tout ! Enfin si, un peu, parfois, la nuit, dans mes bras, collé au sein comme une ventouse. Mais la journée ? Jamais ! En tous cas, jamais plus de 10 minutes d’affilées, et jamais ailleurs que dans mes bras. Autant dire que ma concentration en a vraiment pris un coup.

Bref, donc hier j’ai retrouvé ces cours, deux gros bouquins de 800 pages chacun, et je me suis dit qu’en attendant de recevoir les nouveaux, je pourrais m’avancer un peu en travaillant sur ceux-ci. Ils n’ont pas pu changer complètement le programme en 4 ans, si ?

jeudi, septembre 20 2007

Qui aurait cru que Freud à le sens de l'humour ?

Cette semaine a commencé avec une grosse démotivation. Non seulement je n’ai toujours pas mes cours, mais le secrétariat de l’IED ne répond jamais et mon sac (que j’avais acheté pour porter mes cours cette année) est déjà cassé !

Du coup j’ai arrêté d’aller à la bibliothèque le midi et je suis allé déjeuner avec des collègues.

J’ai quand même continué à lire dans le métro le matin et le soir. Avec du Mozart ou du Bach dans les oreilles pour éviter d’être distraite par le bruit des portes et le ronflement des voyageurs, je me trouve assez efficace, mine de rien. En une grosse semaine, j’ai lu :

  • Anthropologie du rêve, de Sophie Jama – Un livre intéressant sur le rêve dans les cultures antiques et étrangères avec une partie sur l’apport de la psychanalyse dans l’interprétation du rêve. J’avoue que je n’ai pas tout compris (bin oui.. je lis quand même un peu en diagonale et puis bon, c’est écrit tout petit…), mais j’ai trouvé passionnant d’apprendre que dans l’ancien Code Pénal, il était interdit de se livrer à l’interprétation des rêves !
  • Le complexe de castration, d’Angré Green – Un livre assez dense (bon ok, très dense) sur tous les aspects de la castration : aspects physiologiques, la castration selon Freud, les perspectives contemporaines (Klein, Roiphe et Galeson, Lacan). Même si je n’ai pas lu la dernière partie parce que vraiment j’y comprenais rien, la partie sur les aspects physiologiques était intéressante et la deuxième partie un bon résumé, bien qu’un peu fastidieux, de la pensée de Freud sur le complexe de castration.
  • Cinq leçons de psychanalyse, de Sigmund Freud – J’ai l’ai trouvé facile d’accès, très facile à lire ; ça m’a surprise d’ailleurs. Parfois il y a même une espèce de pointe d’humour. Il me fait l’effet d’un drôle de bonhomme, ce Freud.

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