Apprentie psy

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mardi, septembre 11 2007

Lire Freud

Je suis toujours en attente de ma carte d'étudiant et de mes cours. J'ai reçu un email m'expliquant que c'était en cours, donc j'attends mais je trouve le temps long.

En attendant donc, je prends des livres à la bibliothèque de la fac qui se trouve juste à côté de mon boulot. C'est pas vraiment une fac, plutôt un regroupement d'écoles de commerce, ce qui fait que leur rayon Psychologie n'est pas super bien fourni, mais j'ai de quoi me nourrir pour l'instant.

Le premier jour, j'étais partie pour lire Freud en direct. J'avais lu et relu que Freud est au centre de la première année de licence de psycho, donc quoi de mieux que de lire Freud ?

Mais le problème, c'est que Freud, c'est chiantissime à lire. Incompréhensible pour une débutante comme moi. Dans ses livres, pages et paragraphes se confondent dans une suite de blocs de texte indigestes, rempli à ras bord de tournures de phrases lourdes et compliquées et d'un vocabulaire d'initié.

Il paraît que la plupart des traduction sont très mauvaises. Peut-être... Mais ça explique pas tout.

Donc pour commencer et m'habituer au vocabulaire, je lis des livres sur Freud et non de Freud. J'ai notamment trouvé que l'ouvrage Découvrir la psychanalyse d'Edith Lecourt, était accessible et complet. Une bonne introduction. Je me suis aussi beaucoup servi de Wikipédia pour avoir des biographies et des explications de concepts étrangers.

J'ai tout de même emprunté aussi Cinq leçons sur la psychanalyse, de Freud, histoire de faire une autre tentative en fin de la semaine.

samedi, septembre 1 2007

Je prends un peu d'avance en attendant mes cours

Je suis impatiente.
Je piaffe... Sur les starting-blocks depuis bientôt 3 semaines que j'ai vraiment décidé de m'inscrire à la fac... Que c'est long d'attendre.

Je n'ai pas encore mes cours mais j'ai déjà commencé à mettre les choses en place pour être préparée quand ils arriveront (enfin !).

  • J'ai modifié en douceur mes horaires au boulot. Je fais 8h-12 et 14h-18h au lieu de 8h-19h avec une heure de déjeuner seulement avant. Ma chef n'a pas trop remarqué apparemment : j'ai arrêté de prendre des initiatives inutiles et je me contente de faire (bien) ce qu'on me demande. Dans cette boîte hyper hiérarchique où on tolère à peine les initiatives, ça devrait passer comme une lettre à la poste. Me voilà donc avec deux heures par jour en milieu de journée, à l'heure où je suis la plus productive, pour bosser sur mes cours de psycho.
  • Je me suis achetée un sac à main qui double comme cartable. Ca tombe bien, c'est la mode des giga-sacs cet hiver. Je m'en suis donc procuré un qui me permettra de mettre plein de documents format A4 dedans sans que ça se voit particulièrement que je trimballe des documents. Le but est tout de même de rester discrète : pas envie que tout le monde soit au courant au boulot.
  • J'ai surfé sur le web à la recherche des cours de L1 de psycho, ou de bons conseils sur les livres à lire pour m'avancer. Dès lundi (la bibliothèque de la fac n'était pas ouverte pendant l'été), j'irai emprunter "Vocabulaire de psychanalyse" de Pontalis, "Lire Freud" de Jean-Michel Quinodoz et "Freud" de O. Mannoni. Ce sont eux qui reviennent le plus souvent. Il semblerait que la première année de license de psycho soit un gavage intensif de Freud. Moi qui avait des a priori plutôt négatifs sur ce monsieur et ses idées, je vais pouvoir les confronter à une analyse plus poussée.

vendredi, août 24 2007

Inscription

Ca y est, je l’ai envoyée. Dans quelques jours, je devrais recevoir la carte d’étudiant, qui certifiera que je suis désormais inscrite en première année de licence de psycho par correspondance.

Moi. Je vais être étudiante à nouveau. J’ai encore du mal à me faire à cette idée. Il paraît que je vais même pouvoir avoir des réducs dans les musées avec ma carte. Comme une vraie étudiante.

Mais je ne me sens pas étudiante du tout. Je me sens mère, je me sens salariée, je me sens adulte, je me sens femme. Mais pas étudiante. Une étudiante est plus libre. Elle peut sortir quand elle veut, s’isoler pour bosser des weekends entiers sans culpabiliser parce qu’elle ne voit pas assez ses enfants. Une étudiante peut aller en cours et écouter de vrais profs. En live. Moi je n’aurais pas tout ça.

C’est drôle tout de même parce que quand j’étais étudiante en vrai, je ne rêvais que d’une chose : arriver enfin dans la vraie vie. Je crois que j’y suis, là, dans la vraie vie. Un mec, deux enfants, un grand appartement, un CDI. Tout comme il faut. En plein dans la vraie vie. Jusqu’au cou.

Sauf que dans ma hâte d’arriver là, j’ai pris un mauvais virage. J’ai un bon boulot, pas trop compliqué, pas trop nul, plutôt bien payé. Mais je suis arrivée là par hasard. Jamais je me suis dit : « Mais bon sang mais c’est bien sûr ! Voilà ce que je veux faire quand je serai grande ! » en pensant à mon boulot actuel. Et quand je pense que je devrais faire ça encore au moins 30 ans avant la retraite…

Non. En fait je préfère pas y penser. Parce que de toute façon, cette fois c’est la bonne. Je ne vais pas faire ça encore 30 ans, je le sais maintenant.

Parce que dans 5 ans, je serai psychologue.

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