Hier, première séance de thérapie de groupe.

Comment décrire ça…

Le mot qui me vient à l’esprit en premier, c’est "Ouragan". Le genre de tempête tropicale avec des vents violents tourbillonnants et des bourrasques de pluie glacées. Le genre d’orage qui laisse tout sens-dessus dessous, sans même un toit au dessus de votre tête pour vous réfugier.

J’ai l’impression que toute la journée d’hier, on a entaillé à la hache ma carapace, celle qui me protège des "méchants". Hier soir en rentrant, sans mon blindage habituel je me sentais toute douce, toute sensible, comme de la peau de bébé qui n’a pas encore de corne. J’ai passée la soirée très proche de mon homme et de mes enfants, dans mon cocon de sécurité, dans une douceur moelleuse. Une rare occasion de réelle intimité. Agréable.

Depuis ce matin en revanche, je peine à affronter le monde du dehors sans mes défenses protectrices. Le métro parisien m’agresse, le speed du boulot me donne l’impression d’être une petite bille de polystyrène dans un verre d’efferalgan. Je sais pas où donner de la tête.

On dit qu’il faut souffrir pour être belle, on dirait qu’il faut aussi souffrir pour aller mieux. Mais je me sens confiante. Désorientée, mais confiante.