Je me suis réveillée rassemblée aujourd’hui. Peut-être que j’avais besoin de dormir un bon coup pour me recentrer. Ma carapace cicatrise tout doucement et je me sens plus sereine.

Ce midi j’ai travaillé deux heures à la biblio. J’étais moins stressée : j’ai regardé l’heure moins souvent et n’ai ressenti le besoin de mettre mes boules Quiès que vers la fin, lorsqu’un groupe d’étudiantes portant ballerines dorées et sacs Prada s’est installé à côté de moi pour une séance de chuchotements ponctuée de ricanements écervelés. D'habitude, les bruits divers de pages qui tournent et de chaises qui se bousculent me déconcentrent beaucoup.

Cela dit, je commence à être de plus en plus inquiète quand au temps réel que je peux passer à étudier. Cette semaine, aujourd’hui sera le seul midi où je suis disponible pour aller à la biblio. J’ai prévu de travailler le soir chez moi, mais je suis moins productive en fin de journée, plus fatiguée. Et je n’ai pas envie de devoir réduire le temps déjà bien maigre que je passe avec ma famille.

Je m’interroge sur la possibilité de passer à un rythme de sommeil bi phasique : je dormirais en deux fois pour réduire la quantité de sommeil total. Cela se traduirait par exemple par une sieste de 90 minutes vers 21h, puis une période de sommeil de 2h à 6h30. Je pourrai ainsi passer du temps avec mes enfants avant qu’ils n’aillent se coucher, puis passer du temps avec mon homme qui se couche toujours très tard, puis avoir encore du temps pour étudier vers minuit.

J’ai lu plein d’informations la dessus sur internet, mais rien de bien « officiel », donc rien de vraiment rassurant. Cela dit, le concept de la sieste en début de soirée me plait bien. Cela m’est déjà arrivé de m’endormir avec mon fils cadet en essayant de l’endormir. Quand je me réveille je me sens groggy, mais ensuite, je me sens bien, reposée. Jusqu’ici je détestais ça parce que ça voulait dire une heure de coucher tardive, donc un réveil difficile le lendemain matin, mais il paraît que cela s’améliore au bout d’un moment, après une période d’adaptation.

Je vais continuer à réfléchir à tout ça, et notamment en parler à mon homme, avant de prendre une décision.