Mon expérience a duré 3 jours.

Une catastrophe.

Au bout de 3 jours seulement, j’étais un vrai zombie : incapable de me concentrer, je me sentais m’endormir dès que ma vigilance baissait un peu. J’ai rarement vécu des réveils si difficiles que celui de vendredi matin. Et moi qui déteste ça en plus…

En plus, je voyais de moins en moins comment ça allait pouvoir s’améliorer vu que je n’allais pas plus dormir pour rattraper mais au contraire moins dormir !

Vendredi après midi, abasourdie de fatigue, je me baladais sur internet à la recherche de témoignages m’indiquant à quel point c’était normal de me sentir si fatiguée, et comment ça allait aller mieux bientôt. Je cherchais à me rassurer, en fait. Quand tout à coup je me suis dit : ma pauvre fille, tu cherches simplement à lire ce que tu veux entendre, que tout va bien, que c’est une bonne idée. Et si tu essayais de chercher des articles qui disent le contraire ? Confronte-toi un peu ! Un peu de courage, bon sang !

Et je suis tombée sur cet article, dans lequel il est écrit en gros que le sommeil poly phasique est une super idée quand on cherche à maximiser le temps qu’on reste éveillé mais une idée absurde quand on chercher à maximiser le temps qu’on reste alerte et possession de ses pleines facultés mentales. En gros, le sommeil poly phasique, c’est parfait pour Ellen MacArthur quand elle fait le tour du monde en solitaire sur son bateau, mais pas du tout adapté pour moi, étudiante en psycho.

Bin oui.

Ca peut sembler évident, mais il m’a fallu lire ça pour que ça le devienne pour moi. Peut-être aussi que la douleur du manque de sommeil m’a aussi aidé à baisser mes gardes, vous savez, celles qui disent « tout va bien, j’ai pris la bonne décision, je veux que ça marche alors je ne vais même pas écouter tous les indices qui me hurlent que c’est une mauvaise idée. »

Cela dit, je ne regrette pas de l’avoir fait, ça valait le coup d’essayer. Mais maintenant il va me falloir trouver ailleurs le temps que j’espérais trouver comme ça.